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Pixels Eyes Photographies

 

 

Pourquoi l'image au bord de l'oeil...

Parce que j'en oublie presque la présence de l'appareil...
Considérant mon oeil avant tout comme mon premier appareil photo,
celui sur lequel s'impriment toutes les émotions de tous ces instants capturés et figés dans le temps par le déclic, comme suspendus, tel le souffle que je retiens à chaque fois. Petits fragments d'un autre monde, pièces de puzzle de mon imaginaire.

Le besoin vital de rechercher l'étonnement, je erre à la recherche de ces instants qui me font me sentir si vivante,
je tente de trouver une vision du quotidien qui me soit agréable et qui traduise mon besoin d'équilibre et d' harmonie.
Ce que mon oeil voit me rassure et pourtant je n'ai aucune certitude que ma vision des choses soit la bonne. D'ailleurs, je ne suis certaine de rien  et c'est très bien comme cela, c'est bien moins ennuyeux surtout.

Je sais qu'on ne sait jamais...
rien n'est acquis,
rien n'est définitif...

Tout a été fait et pourtant tout reste encore à faire, puisque le temps passant, il imprime sa marque comme une ride qui se creuse jour après jour, laissant une empreinte plus profonde mais bien plus riche.
J'évolue avec un nouvel oeil, celui de la maturité, chaque fois plus attentif à ce qui l'entoure, chaque fois plus émerveillé de ses découvertes...
Tout est devenu nuance, calme.
Ma démarche photographique n'a rien de prétentieux. Elle est comme une confidence...
Voici l'espace dédié à mon univers photographique, l'endroit où je vous dépose une partie de moi même.

Jeune, j'ai toujours aimé les voyages... maintenant, sans partir, j'en fais d'autres...
Celui qui peut partir doit le faire, mais je veux dire aussi qu'il n'est nul besoin de partir aux 4 coins du monde pour prendre son pied...
et son appareil !

Le voyage est là, tout à côté.

Avant, après...

Voilà plus d'un siècle que la photo existe. Souvenons nous des grands noms de la photographie.
Mes premières découvertes vont vers :
Jacques Henri Lartigue * Henri Cartier-Bresson * Robert Doisneau * André Kertész * Robert Frank * David Seymour * Robert Capa * Sebastião Salgado * Jeanloup Sieff * ...
Tous ces grands noms de la photographie ont fait des clichés de toute beauté et avec du matériel bien moins sophistiqué que celui qu'on nous offre aujourd'hui sur le marché.

Je n'ai aucune envie de vous assommer avec le "blabla" technique indigeste que l'on trouve sur beaucoup de sites,
ni l'envie de faire de cet endroit une vitrine "hightech" pour le dernier reflex à la mode, d'autres s'en chargent mieux que moi.
D'ailleurs on en finirait pas... à peine acheté et déjà dépassé !
Celui qui est curieux de connaître le contenu de ma caisse photo peut filer sur ma page matériel.

C'est indéniable et comme on dit: "y 'a pas photo", les grandes marques ne vantent pas du vent, mais méfiez vous de ceux qui veulent vous convaincre que le dernier matériel photo est indispensable pour réussir vos clichés et que sans celui-ci vous serez moins bon que ...
C'est faire fi des bases fondamentales, tout compte fait assez simples, de la photographie, qui une fois comprises offrent pourtant à son utilisateur bien plus de souplesse et de satisfaction que le plus imposant matériel photo.


Au risque de paraître vieux jeu, on a tendance à oublier qu' il valait mieux maîtriser vitesse-obturation-sensibilité et profondeur de champs.
Dame "Lumière" devait s'apprivoiser car pas de" D-lighting", pas de" White balance" ni de menu "Quick Retouch".
La pellicule coûtait cher et le nombre de photos par film limité.
On réfléchissait à deux fois avant de déclencher et on disposait de peu de chance de rattraper le coup... à moins d'être un virtuose du labo.
C'était un autre monde, celui du photographe-artisan sur le terrain, comme dans son labo, penché sur ses bacs de développement, sous la loupiote rouge.

La photographie est en mutation ! Dieu merci plus de chambre noire à balader partout !
Le numérique et l'informatique ont tout bousculé et c'est très bien ainsi, disposer des résultats de suite a quelque chose
d'excitant, tout qui possède un ordinateur peut essayer de jouer au tireur avec des logiciels qui offrent bien plus de possibilités de création qu'il n'en faut.
En ce sens on peut dire que la photographie a été rendue accessible à tout le monde.
Pourtant là encore, celui qui a une bonne maîtrise des bases de la photographie, du cadrage et une bonne connaissance des couleurs, celui là apportera les corrections les plus performantes et bien souvent il se contentera de post-traitement très simple.
Parfois je me dit à quoi bon tant de technologie...

La finalité n'est plus du tout la même, la plupart des photos resteront quand même sur le disque dur... tout au plus on en fera faire quelques tirages par un labo.
Au lieu de feuilleter des albums en famille, on partage nos photos sur le net ou sur nos téléphones portables.
Jamais sans doute l'image n'a eu autant de popularité qu'aujourdhui.
Dans tout processus de communication l'image est devenue essentielle, elle en est le support de base.
Elle est identitaire et doit être attractive avant tout, elle vient appuyer l'information soit pour la rendre plus crédible ou plus sensationnelle.

Outil formidable mais dangereux si elle est manipulée pour lui faire dire autre chose que ce qu'elle représente , elle véhicule le plus grave comme le plus futile.
On en consomme tellement pour tout et pour rien qu' on pourrait aussi lui reprocher de banaliser le quotidien même quand il est atroce.
L'important est donc de garder un sens critique face à l'image.

Reste magique l'instant de la prise de vue

Découvrir, observer, attendre le bon moment ou la bonne lumière, apprendre la patience, venir et revenir plusieurs fois si nécessaire et m 'étonner toujours...

L'éveil et l'attention qu'il faut porter autour de soi, pour rester réceptif et tourné vers les autres.
Rêver et partager ma vision...
N'est ce pas là, la plus belle vocation de cet art ?

Et ainsi avoir le monde au bord de l'oeil...

Bonne visite.

Bettens Colette.

 

 

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